Petit glossaire de la biodiversité – D

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Dominance

En écologie, la dominance d’une espèce, ou d’un groupe d’espèces (« les insectes », « les herbivores », « les champignons » …) est une évaluation de sa capacité à influencer son environnement écosystémique dans sa structure (biodiversité) et dans son fonctionnement (réseau trophique).

« Dominance » est un emprunt à l’anglais, dont l’exacte traduction française est « domination », et c’est dans ce sens que l’utilisent les écologistes anglo-saxons. En France par contre, il a été longtemps utilisé, et l’est encore, comme synonyme d’ « abondance relative« , ce qui nous parait une restriction et même une déformation du sens premier du terme : s’il parait en effet difficilement contestable que l’importance quantitative, en effectif ou en biomasse, d’une espèce participe à son influence sur son écosystème, elle est très loin d’en être le facteur unique, ni même le principal. On a par exemple démontré, à de multiples reprises, la dominance, au sens correct de « domination », des prédateurs sur la structure et le fonctionnement de leur écosystème, et ce en dépit de leur souvent très faible abondance relative.

Néanmoins, et même s’il est critiquable, l’usage s’est établi en France de parler d’ « espèces dominantes » pour désigner simplement celles qui s’avèrent localement les plus abondantes et les utiliser pour caractériser commodément le peuplement échantillonné. Cette pratique peut cependant paraitre moins pertinente que la caractérisation d’ « espèces déterminantes » dont on aura démontré qu’elles conditionnent réellement la structure et le fonctionnement du peuplement observé.

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Références :